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L'Histoire

     

D'après le  cartulaire de Mahul, le tracé de la rue Trivalle remonterait à 1247. Au moins deux versions s'opposent quant au nom de La Trivalle: M. De Teule pour la SAS rapporte  que le nom de Trivalle désignait le mur de défense qui fortifiait le Faubourg St Vincent alors que Mahul déclare qu'il provient de tria valla ( trois voies) désignant les 3 lignes formées par la double enceinte de la Cité et par les fossés de l'ancien bourg qui s'y trouvait juxtaposé.


Si l’on prend le temps d’interroger les vieux trivalliens afin qu’ils s’expriment sur les limites géographiques de leur quartier, on obtient à peu près toujours la même réponse: il existe encore de nos jours deux Trivalle, la Trivalle basse et la Trivalle haute.

 La Trivalle basse, délimitée à l’ouest par la rivière Aude, au nord par la route de Narbonne, au sud par la rue du Talus et la rue de la Gaffe jusqu’au porche (situé entre les N°36 et 38), à l’est par la rue Gustave Nadaud et la rue du  Pierre Dupont.
Il s’agissait d’un quartier populeux, commercial et industriel, où habitaient de nombreux gitans et émigrés, ces derniers pour la plupart d’origine espagnole (les fameux “baraquets” immortalisés par Gualdo).





La Trivalle haute, délimitée à l’ouest par Notre-Dame de l’Abbaye et l’ex-couvent des Capucins, au nord par la route de Narbonne, à l’est par la jonction de la rue Trivalle et de la route de Narbonne, au sud par la rue Trivalle elle-même.
Il s’agissait d’un quartier beaucoup moins populeux, antérieurement à connotation religieuse, habité par des gens plus aisés volontiers ignorés par ceux de la Trivalle basse.

Avant la construction de la RN 113, le chemin de Toulouse à Narbonne passait par la Trivalle. Une inscription sur une dalle ( aujourd'hui disparue) indiquait : " Lo Camin Gran de la Trivalle - 1687".




L'évolution de la rue a longtemps été marquée par la présence des  sites religieux : le couvent des Capucins ( l'actuelle Abbaye) , celui des Minimes au bas de la rue...

 Dès le XVIII ° siècle l'activité industrielle influence la constitution démographique de la rue: La manufacture, les établissements Farge, Fritz-Lauer, puis Sabatier avec leur grand nombre d'employés fait évoluer la population. On trouve aussi dans la rue commerces et petits métiers.
En 1891, 164 maisons abritaient 308 familles représentant un millier de personnes. 

La physionomie de notre Trivalle aujourd'hui, même si elle a perdu en nombre de commerces et métiers, conserve son âme tel un village. On discute sur les trottoirs, on interpelle des fenêtres, tout le monde se connait ... la  réelle dimension humaine , la convivialité qui persistent  ici, en font un quartier à part dans la préfecture audoise.